Concert romantique Lyon – chœur orchestre 19
Chœur et Orchestre spécialisé dans la musique classique et romantique Lyon Concerts chœur et orchestre à lyon dirigés par Jean-Philippe Dubor
   

"La Fresque Beethoven" Ditail. G KLIMT
 
 
Détail Répertoire

BEETHOVEN
Symphonie n°3 Héroïque
La Symphonie Héroïque est la première de Beethoven à introduire une réelle rupture avec toutes les symphonies écrites jusque là. Cette symphonie éminemment romantique est une œuvre monumentale, dont le premier mouvement dure à lui seul plus longtemps que toutes les symphonies écrites précédemment. La construction complexe de cette pièce révèle Beethoven comme architecte des sons. Il modifie non seulement la structure de la musique mais également la composition et l’usage de l’orchestre, en ajoutant des cuivres, en mettant un terme à la prédominance des violons pour privilégier les cordes graves (violoncelles et contrebasses), les cuivres (cors, trompettes, trombones,…) et les bois (flûtes, clarinettes, hautbois, bassons…).
Beethoven était fortement marqué par l’héritage de la pensée des Lumières. S’il dédicace cette pièce à Bonaparte, c’est parce qu’il voit en lui le « libérateur de l’Europe », assailli par les monarchies qui l’entourent et se battant pour conserver la République. On comprend fort bien qu’il ait rayé cette dédicace lorsque Napoléon fait de la France un empire et en coiffe la couronne…
Retour à la liste du Répertoire


Symphonie n°6 Pastorale
La Symphonie Pastorale reste depuis deux cents ans une des œuvres symphoniques les plus aimées. En 1808, elle suscite la polémique en étant la première œuvre, dans la droite ligne du romantisme musical, dans laquelle chaque partie est nommée : 1. Impression joyeuse à l’arrivée à la campagne, 2. Andante: scène du ruisseau, 3. Allegro: Scène joyeuse des paysans, 4. Allegro: l’orage, 5. Le chant des vergers. Elle veut ici refléter la grandeur et la beauté de la nature. A partir de cette sixième symphonie, on passe de l’orchestration par deux (tous les instruments sont doublés) à l’orchestration par trois (couleur particulière avec un même timbre).
L’orchestration de Beethoven sera prolongée par Berlioz, Wagner, Debussy et Richard Strauss. Mais les héritiers musicaux du mouvement lancé par Beethoven auront du mal à assumer cette filiation et il faudra attendre Anton Bruckner et Gustav Mahler pour qu’on se réclame de l’héritage de ses symphonies…
Voilà ce qu’en dit Berlioz (A travers chant, 1862) : « Alors les trombones éclatent, le tonnerre des timbales redouble de violence ; ce n'est plus de la pluie, du vent, c'est un cataclysme épouvantable, le déluge universel, la fin du monde. (…) La symphonie est terminée par l'Action de grâces des paysans après le retour du beau temps. Tout alors redevient riant, les pâtres reparaissent, se répondent sur la montagne en rappelant leurs troupeaux dispersés ; le ciel est serein; les torrents s'écoulent peu à peu ; le calme renaît, et, avec lui, renaissent les chants agrestes dont la douce mélodie repose l'âme ébranlée et consternée par l'horreur magnifique du tableau précédent. »
Retour à la liste du Répertoire


Cantate pour les funérailles de Joseph II (en création à Lyon)
Présentée en première partie de ces soirées, cette cantate de jeunesse de Beethoven constitue sa première œuvre monumentale pour voix solistes, chœur et orchestre. Cet hommage au prince éclairé que fut Joseph II est une commande, ce qui n’empêche pas au texte comme à la musique de traduire les convictions profondes du compositeur. Beethoven, très marqué par l’esprit des Lumières, était intimement persuadé qu’il fallait lutter contre le fanatisme et s’ouvrir à un esprit de tolérance.
Commençant et s’achevant sur deux grands chœurs sombres traduisant la douleur causée par la disparition de l’empereur, cette cantate s’articule autour d’un chœur conduit par la soprano soliste faisant l’apologie de la Lumière que fit régner Joseph II. Il est précédé par un récitatif et un air de basse décrivant le monstre du fanatisme et de l’ignorance. Le chœur central est ensuite suivi par un air de soprano, lamentation devant la mort, puis admiration pour la personnalité bienfaisante du défunt. Cette cantate porte en germe les chefs-d’œuvre de maturité de Beethoven tels Fidelio.
Retour à la liste du Répertoire


Conception et réalisation : C.M.D-Choeur et Orchestre XIX © 2006 - ISTASE