Un parcours musical et artistique ne se résume pas à quelques dates clefs et à certaines rencontres.
Ce qu'il y a de plus frappant chez Jean Philippe Dubor, c'est une forme de constance, de logique qui l'amène aujourd'hui à être reconnu comme un spécialiste incontournable du répertoire romantique (sacré, profane et lyrique), servant les œuvres dirigées avec inspiration, en fin connaisseur des couleurs d'un orchestre et de la voix humaine.
Dés six ans, il entame des études de piano, puis à l'âge de 12 ans des études d'orgue avec Marcel Péhu puis avec André Fleury à Paris. Parcours classique qui lui permet d'étudier l'harmonie, le contrepoint, l'écriture, l'improvisation. En 1981, premier point d'orgue, il est nommé titulaire à Saint-Polycarpe, poste d'organiste qu'il occupe encore aujourd'hui.
Très vite, son attirance pour la voix humaine, ses rencontres avec plusieurs chefs d'orchestre mais aussi sa volonté de rendre justice à des œuvres méconnues du répertoire vont l'amener à la direction de chœur puis d'orchestre.
En 1985, il dirige le chœur Saint-Polycarpe, spécialisé dans la musique sacrée.
Il crée en 1991 son propre outil instrumental et choral : le Choeur et orchestre Jean Philippe Dubor, avec, comme acte fondateur, la première présentation française du Requiem de Bontempo. L'aventure créatrice s'engage dés lors, entre concerts et enregistrements, créations françaises et redécouvertes.
L'an 2000 verra sa consécration "grand public" puisque la Ville de Lyon le choisit pour diriger le concert du passage au nouveau millénaire à la tête de 200 choristes et instrumentistes, devant plus de 40 000 spectateurs.
Au fil des saisons, Jean-Philippe Dubor va développer son action vers le répertoire lyrique avec une prédilection pour Verdi par la présentation de Macbeth, la Traviata et Nabucco en version de concert.
A partir de la saison 2005-2006, l’ensemble débute son expansion extrarégionale et devient le Chœur et Orchestre XIX, marquant ainsi sa spécificité romantique.
La dernière saison 2007-2008 illustre parfaitement le répertoire qui passionne Jean-Philippe Dubor. Des chœurs d'opéras romantiques de Verdi, Wagner, en passant par le Requiem de Bruckner pour terminer avec le Requiem de Verdi donné devant un très nombreux public dans la crypte de la Basilique de Fourvière à Lyon.
2008 est décidément une année charnière, puisque le chœur devient entièrement professionnel.
L'aventure se poursuit donc avec une ambition renouvelée, ce qui n'est pas pour déplaire au chef d'orchestre auquel le milieu des musicologues et des critiques musicaux reconnait l'authenticité du parcours, son engagement total et son intuition pour trouver l'émotion vraie, entre sensualité et spiritualité.