BEETHOVEN
Symphonie n°6 Pastorale
La Symphonie Pastorale reste depuis deux cents ans une des œuvres symphoniques les plus aimées. En 1808, elle suscite la polémique en étant la première œuvre, dans la droite ligne du romantisme musical, dans laquelle chaque partie est nommée : 1. Impression joyeuse à l’arrivée à la campagne, 2. Andante: scène du ruisseau, 3. Allegro: Scène joyeuse des paysans, 4. Allegro: l’orage, 5. Le chant des vergers. Elle veut ici refléter la grandeur et la beauté de la nature. A partir de cette sixième symphonie, on passe de l’orchestration par deux (tous les instruments sont doublés) à l’orchestration par trois (couleur particulière avec un même timbre).
L’orchestration de Beethoven sera prolongée par Berlioz, Wagner, Debussy et Richard Strauss. Mais les héritiers musicaux du mouvement lancé par Beethoven auront du mal à assumer cette filiation et il faudra attendre Anton Bruckner et Gustav Mahler pour qu’on se réclame de l’héritage de ses symphonies…
Voilà ce qu’en dit Berlioz (A travers chant, 1862) : « Alors les trombones éclatent, le tonnerre des timbales redouble de violence ; ce n'est plus de la pluie, du vent, c'est un cataclysme épouvantable, le déluge universel, la fin du monde. (…) La symphonie est terminée par l'Action de grâces des paysans après le retour du beau temps. Tout alors redevient riant, les pâtres reparaissent, se répondent sur la montagne en rappelant leurs troupeaux dispersés ; le ciel est serein; les torrents s'écoulent peu à peu ; le calme renaît, et, avec lui, renaissent les chants agrestes dont la douce mélodie repose l'âme ébranlée et consternée par l'horreur magnifique du tableau précédent.»
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